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LANCEMENT DE LA CAMPAGNE DE MÉCÉNAT POUR LA RESTAURATION DES SERRES DU JARDIN DES PLANTES DE ROUEN

Aujourd'hui, les serres du Jardin des Plantes de Rouen présentent des dégradations importantes mettant en danger les collections. De plus, ces serres historiques et en particulier la serre centrale ne sont pas accessibles au public. Le projet de restauration engagé par la Ville avec le soutien de la Région Normandie et de la Métropole a pour objectif de rendre ce patrimoine au public avec une indispensable réflexion pour améliorer l'accessibilité du site aux personnes à mobilité réduite. 

Véritable lieu de nature en plein cœur de Ville, le Jardin des Plantes est aussi un rappel des enjeux environnementaux de notre époque. Au delà des collections et des espèces présentées au public, il est aussi un sanctuaire qui conserve des espèces disparues de leur milieu naturel ou importées au fil de l'histoire par les explorateurs. A noter également que son patrimoine fait l'objet de nombreux travaux scientifiques et en particulier dans le cadre de la redécouverte des plantes médicinales.

Retour sur l'historique du Jardin des Plantes de Rouen :

Situé sur la rive Sud, le Jardin des Plantes de ROUEN se présente sous la forme d'un parc d'environ 10 hectares à une altitude de 30 m. Il est le résultat de près de trois siècles d'aménagements successifs. 

A la fin du 17 ème siècle, la cité de ROUEN n'avait guère franchi la Rive Gauche de la Seine et la forêt du Rouvray s'étendait jusqu'au faubourg Saint Sever sur presque toute cette boucle de la Seine. Sa forme de presqu'île dont le sol était relativement ingrat offrait peu de possibilités pour la culture. Le 26 juin 1690, Louis de CAREL, Président en la Cour des Aydes, obtient de la Communauté des Religieuses Emmurées de ROUEN, que lui soit cédé un terrain sablonneux sur lequel il désirait établir sa propriété moyennant une rente annuelle de 30 livres. En 1691, il fait entourer le terrain de murs, dessine un jardin, plante des arbres, construit des bassins avec jets d'eau, orne la propriété d'orangers et de citronniers et invite le public à s'y promener. La même année, il fait construire le PAVILLON DOUBLE qui subsiste encore de nos jours.

A sa mort, en 1717, ses héritiers vendent le site au célèbre Jean LAW, banquier écossais qui devient contrôleur général des Finances de France. Pendant quelques années il utilisera les lieux comme rendez-vous de chasse, mais après la banqueroute de 1720, ses biens sont saisis par le Gouvernement. La propriété passe ensuite entre les mains de divers bourgeois locaux. En 1741, elle échut à Madame PLANTEROSE qui rebaptise les lieux sous le nom de "Jardin Planterose". L'accès fût maintenu pour le public qui depuis Louis de Carel y avait ses habitudes. Nous retrouvons trace de cette époque dans le monogramme "P.M" (pour Planterose née Marye), qui orne la grille principale. A sa mort, la propriété fût cédée de nouveau et les propriétaires se succédèrent jusqu'en 1801. A cette époque, l'acquéreur est François THILLARD, un limonadier de la rue des Charrettes. Il y donnera de splendides fêtes publiques où, illuminations, feux d'artifices, et autres ascensions de ballons étaient courantes. Il rebaptise le site à son tour et le renomme "Jardin Trianon".

En 1811, l'Empereur NAPOLEON fait acheter le domaine, moyennant 90 000 F, qu'il donne au Général RAMPON pour y établir la sénatorerie de la Seine-Inférieure. Cette nouvelle destination fut de courte durée puisqu'en 1814, il fut rattaché à la Chambre des Pairs pour être affecté à des fêtes publiques.

En 1820, un horticulteur anglais. Monsieur Crac CALVERT loue la propriété. Il y établit des serres pour y cultiver en particulier une collection de Dahlias.

Le 13 décembre 1832, la Ville de ROUEN, autorisée par ordonnance royale, fit l'acquisition du domaine du Trianon moyennant la somme de 64.000 F et dans le but d'y transférer son jardin botanique.

Après diverses études et polémiques, les plans et devis rédigés par Désiré LEJEUNE étaient acceptés le 15 juin 1836 et les travaux d'aménagement furent confiés à DUBREUIL. D'un montant initial de 250.000 F, ils se sont déroulés sur plusieurs années. En 1840, ils n'avaient pas beaucoup avancés mais le parc, qui entre temps avait prit le nom de Jardin des Plantes est réouvert au public. C'est à cette époque (1839-1842) que fut construite la grande serre centrale (dite serre à l'horloge) et les deux serres latérales (dites Pavillon Botanique). Elles sont inscrites à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1975.

D'autres constructions remarquables sont venues enrichir le site au fil du temps : La serre "Palmarium" en 1883-1884, L'Orangerie en 1895-1896 et la serres Tropicales 1936-38 qui est un don de Mme de la MOISSONNIERE.

Le site dispose également d'objets patrimoniaux comme un vase en fonte provenant d'une fontaine du cours Boïeldieu (1868) - un vase de Sèvres (1892) - d'une statue d'Eugène Noël (statuaire Guilloux 1905) - une pierre runique inaugurée en 1911 pour le millénaire de la Normandie ou encore un pressoir à pommes et son bâtiment à colombages et à toiture de chaume.

Du tracé primitif, il ne reste pratiquement rien. Actuellement il s'agit d'un parc composite, mi-classique, mi-paysager.

En plein air et au hasard des promenades et des saisons, on peut admirer la rocaille, le jardin d'Iris et d'Hemerocalles, la Roseraie, les plantes acidophiles (Rhododendrons, Azalées, Bruyères, Astilbes), etc... De même, à la limite climatique de leur zone de culture, Laurien-tin, Camélias, Chamaerops, Magnolia Grandiflora et Cyprès de Provence s'épanouissent au sein du site. Ce qui faisait la grande attraction du domaine pour les amateurs de plantes était la visite des serres où, aujourd'hui encore, on peut trouver dans un premier groupe : ORCHIDEES, BROMELIACEES, ARACEES et GESNERIACEES.

Nous pouvons également citer les plantes carnivores et la Victoria (ou Nénuphar géant d'Amazonie) qui évoluent dans un cadre assez proche de leur habitat naturel. Dans un autre groupe, vous trouverez des plantes plus courantes : Hortensia, Cyclamen, Primevère, Cinéraire, Saintpaulia, Gloxinia, Poinsettia, Begonia. Toutes ces plantes s'épanouissent abondamment selon la saison. Dans un troisième groupe, nous trouvons des plantes tropicales alimentaires ou industrielles (café, thé, canne à sucre, ananas, palmier à huile, bananier, vanille, etc...), ainsi que des cactées et des plantes grasses.

Pour cette histoire riche et pour découvrir ce patrimoine exceptionnel, le Jardin des Plantes de Rouen est un site incontournable que nous vous invitons à partager.

  

  

 

 

A PROPOS
Date : 2017
Visiteurs : 150 000
Lieu : Jardin des Plantes
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